Débranche !

Mediamodifier via Pixabay CC0

Depuis le jour où j’ai possédé un Iphone, je n’ai pas passé une nuit sans l’avoir sur ma table de nuit. Au départ, ma grande fille était un tout petit bébé, alors il était devenu mon compagnon des biberons nocturnes. Puis j’ai commencé mon blog, il me permettait alors de garder le lien avec les réseaux sociaux, les lectrices, les copines… Et bien évidemment, il est rapidement devenu le prolongement de mon bras, me permettant de trouver une réponse à presque tout.

Enfin, il me sert de réveil : la bonne excuse pour zoner sur Pinterest, Instagram, Facebook (au choix, ou tous ensemble), ou pire sur Netflix jusqu’à ce que mes yeux se ferment tous seuls.

Alors j’ai décidé de me désintoxiquer. Tout d’abord, j’ai enlevé les notifications de tous les réseaux sociaux (et ma batterie ne s’en porte pas plus mal !).

Quand je rentre à la maison, j’essaie de le poser et de ne plus m’y intéresser jusqu’au coucher des enfants (j’ai dit : j’essaie !). Et ma grande ne me sort plus : »mais Maman, tu ne m’écoutes pas, tu regardes ton téléphone ! ».

Je tente d’actualiser un peu ma page, mon profil, mais je tente de suivre ma ligne de conduite et  consulte beaucoup, beaucoup moins Facebook qu’avant.

A la place, je lis. Le sommeil vient alors beaucoup plus rapidement, c’est d’ailleurs prouvé : la lumière diffusée par les smartphones nous stimule.

Je ne trouve plus d’intérêt à raconter ma vie sur les réseaux sociaux. Quel intérêt de narrer le changement de lit des filles, le fait que Baby O ait dormi jusqu’à 09h ce matin sans se lever seule alors qu’elle en a désormais la possibilité ou encore de montrer ma maison ? C’est très paradoxal ce que je vous raconte car je like les photos de déco et les statuts des copines. Je suis contente d’avoir de leurs nouvelles et de voir leurs enfants grandir. Mais je n’ai plus envie de dire ce qu’il se passe chez nous.

Alors ce blog continuera mais plus pour partager des astuces sur la vie quotidienne. C’était d’ailleurs l’idée de mon tout premier blog. Maintenant que les enfants grandissent, je ne souhaite plus écrire à leur sujet. Leurs caractères, leurs expériences leur appartiennent.

Je tâcherai de partager ce qui peut être utile à mes lectrices. Je reviendrai sur les causes de l’hospitalisation de ma grande, pour expliquer aux parents qui sont confrontés à cette maladie ce qui nous est arrivé. Je vous donnerai les petits trucs qui ont marché pour abandonner les couches.

J’espère que vous serez toujours au rendez-vous !

 

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Disposons-nous réellement de notre corps ?

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La semaine dernière, l’avortement a été légalisé en Irlande et j’ai pu lire un peu partout : « les Irlandaises peuvent enfin disposer de leurs corps ». Depuis, je pense souvent à cette phrase car finalement, pouvons-nous dire que nous disposons réellement de notre corps, même en France où l’avortement n’est plus interdit depuis des décennies ?

Je me suis souvenue de ce billet , dans lequel j’expliquais le comportement plus que désagréable d’une infirmière lors d’un curetage après ma fausse couche. Elle ne savait pas que je n’avais pas décidé de faire partir cet œuf, elle n’imaginait pas ma souffrance de ne pas pouvoir donner suite à cette grossesse et elle m’a simplement parlé ultra sèchement et dit un truc du style :  « allez, ce n’est pas la peine de pleurer, vous avez fait votre choix ».

De quel droit peut-on porter un tel jugement ? Je n’ai jamais eu recours à l’avortement. Pour autant, est-ce que je pourrais supporter d’entendre ce genre de phrase ? N’aurais-je pas le droit de pleurer puisque justement, j’ai pris une décision qui me concerne mais qui m’affecte ? Le corps médical n’est-il pas sensé exercer un service sans porter un jugement et faire son travail sans pour autant culpabiliser ?

Si je dispose de mon corps, la décision me regarde. Si une femme « dans une bonne situation » (je fais exprès de mettre les guillemets), comprenez : en couple, dans une vie confortable, choisit de ne pas donner suite à une grossesse, doit-on forcément se dire « mais pourquoi fait-elle cela ? » Est-ce qu’on est obligées de garder un enfant parce qu’on en a les moyens ? Le droit à l’avortement est pour tout le monde, il me semble. Sauf que, si vous avez un mari et pas de problème d’argent, vous n’avez pas le droit dans l’inconscient collectif d’y recourir. Ou alors, vous n’êtes qu’une sale égoïste. Sauf que, si vous êtes dans une situation « compliquée », on n’est pas forcément de vote côté pour vous aider « dans les délais », des fois que vous changeriez d’avis. Et puis, vous êtes irresponsable et maintenant il vous faut assumer.

C’est un peu hypocrite de dire que les femmes disposent de leurs corps si elles sont continuellement jugées par les hommes et pire, par les femmes. Je ne minimise pas cet acte, mais je ne pense pas qu’une femme soit irresponsable si elle y a recours, quel que soit son contexte personnel, familial, financier, professionnel. Elle a ses raisons. Point. Elle a des solutions, la loi peut l’aider dans cette épreuve, c’est tout.

Peut-être suis-je trop utopiste. Peut-être que ça finira par changer.

Les chanceuses

 

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Copyright Clementine Daily

Je vois fleurir en ce moment sur les réseaux sociaux des publications indiquant qu’il ne reste « que » 5 semaines avant la fin de l’école et que la période des vacances s’annonce difficile.

Je peux le comprendre, je suis moi-même la première à crier haut et fort le mercredi soir : « vivement demain matin, que je retourne au bureau ! ».

Pour autant, une petite part de moi a les boules. J’aimerais pouvoir me dire que je n’ai pas à lever mes enfants pour les déposer au centre / chez la nounou et improviser un pic nic ou une grande balade en forêt. J’aimerais pouvoir faire traîner les soirées sans me soucier de l’heure du coucher. Remettre au lendemain les trucs bien relou à faire dans la maison sans me dire que je ça va me mettre en retard sur mon planning de ménage / linge (rangez les cailloux, je me doute qu’en étant au foyer tout n’est pas rose, qu’il y a énormément de choses à gérer et que vous ne faîtes pas de la pâte à sel à longueur de journée).

J’aimerais pouvoir prendre le temps, faire plein d’activités manuelles avec elles. Vous me direz : qu’est ce qui m’en empêche aujourd’hui ? Le manque de temps, mes chèr(e)s ! On dit qu’on a le temps qu’on se donne mais je jure qu’entre le travail, l’intendance, le quotidien, j’ai du mal à caser des instants loisirs. J’y arrive, mais je paierais cher pour en avoir plus.

Souvent quand je ne suis pas avec elles, je regarde leurs vidéos, alors que le soir je souffle une fois qu’elles sont enfin couchées. Est-il nécessaire de rappeler que l’ambivalence maternelle semble me tenir la jambe ?

Chères mamans au foyer, je ne vous jette pas la pierre quand vous vous « plaigniez » de l’échéance des vacances qui approche, je vous admire de tenir ce rôle à temps complet. Et sachez que je vous envie un peu de pouvoir passer autant de temps avec vos petits !

Ha, ces fêtes commerciales…

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C’est un peu le marronnier des réseaux sociaux, on ne peut y échapper : la critique envers les fêtes commerciales comme la St Valentin et plus récemment : la fête des mères.

Pour être franche : je ne fête pas la St Valentin, mais si ça peut permettre à des couples d’en profiter pour se faire un petit resto alors que le reste de l’année, c’est trop compliqué (par exemple pour des raisons de logistique avec les enfants), pourquoi pas ?

Je mets toujours un pont d’honneur à fêter la fête des mères et pourtant, nous organisons très régulièrement des repas de famille. Mais ce jour-là, c’est l’occasion d’offrir un beau bouquet, d’avoir une petite (ou folle) attention pour sa maman. Où est la mal ?

Pourquoi chercher à dévaloriser les personnes à qui ces fêtes font plaisir ? J’ai envie de transmettre à mes enfants l’envie de s’émerveiller devant la vie, devant les traditions… et de ne surtout pas leur filer d’aigreurs envers les belles choses qui jalonnent notre chemin quotidien.

Et chez vous, on est plutôt « fête » ou « boycott » ?

Deux sœurs

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Je ne connais pas les liens entre sœurs, moi-même n’ayant qu’un frère. Lui et moi avons tellement d’années d’écart que nous n’avons pas de souvenirs d’enfance en commun (ce qui ne nous empêche pas d’être complices aujourd’hui). Enceinte de mon deuxième enfant, je ne me projetais qu’avec un fils puisque c’était le schéma que je connaissais. Je n’avais aucune idée de ce que pouvait être une relation entre sœurs.

Aussi, je suis toujours attendrie en observant mes filles grandir ensemble et développer une relation bien à elles. Quand l’une pleure, pour quelle que raison que ce soit (bêtise et gronderie, bobo suite à une chute) l’autre accourt pour la consoler.

Quand la petite se voit servir quelque chose, elle demande toujours la même chose pour sa sœur et lui amène fièrement. Le soir elle se font un gros bisou avant de dormir.

Parfois je les regarde en cachette en train de se faire un petit câlin devant la télé. Je sens mon cœur exploser en entendant la grande expliquer à la petite comme dire un mot ou l’aider à accomplir quelque chose.

La crème de la crème étant leurs éclats de rire (qui arrivent souvent pile au moment du coucher).

Bien sûr, il y a aussi les chamailleries qui me font péter un bon câble mais je dirais que c’est normal.

J’espère qu’elle garderont cette précieuse relation au fil des années !

Et chez vous, comment ça se passe ?

La mer de sable, la sortie idéale avec les tous petits

J’ai de très bons souvenirs de la mer de sable, nous y allions souvent lorsque j’étais enfant. Je me rappelle des spectacles de voltiges, des attaques d’indiens sous le soleil… Je me souviens aussi avoir longtemps cherché la mer, sans la trouver ^^

C’est avec grand plaisir que nous sommes allés tous les quatre découvrir les deux nouvelles attractions de ce parc destiné aux familles, et surtout aux plus petits. N’étant pas une grande fan de sensations fortes, je me suis fait violence et je suis montée dans El Condor, les chaises volantes(dès 1,25m) . Hummmm… certes, j’en ai pris plein les yeux en survolant l' »ancienne cité aztèque », mais je peux vous dire que je ne faisais pas la fière !

La deuxième nouvelle attraction est le Tornado : ce sont des nacelles qui tournoient dans une ambiance colorée (accessible dès 1m20) :

Le premier point fort de ce parc, à mon sens, est son prix : 26 euros par personne (et 20 euros si vous réservez en ligne 10 jours minimum avant la visite) et 21 euros pour les 3 à 11 ans. Les pic-niques sont autorisés, je vous invite à choisir cette option car il y a beaucoup d’attente dans les restaurants (à moins de ne s’y rendre qu’avant le rush, bien entendu), et comme dans la plupart des parcs d’attractions, ce n’est pas fameux-fameux.

Pas mal d’attractions sont accessibles aux enfants à partir de 80 cm, aussi Baby O a pu en faire plusieurs (le safari rigolo, l’aéropostale, le cycl’ o vent, la piste de l’Ouest et le sonora).

Sonora

Il y a 3 grands spectacles équestres : le Willy West Show, l’attaque du train sur la dune, vue des gradins et le tout nouveau show mexicain.

Situé  sur 45 hectares à Ermenonville, le parc n’est pas facilement accessible si vous n’êtes pas véhiculés mais il existe une navette tous les week-ends en juillet et août au départ de la Porte Maillot. Le Mexique à 30 minutes de Paris !

En juillet / août, le parc sera ouvert jusque 19h (au lieu de 18h) et sur quelques soirées, le parc fera nocturne jusque 21h30 (les 13 et 21 juillet, puis le 11 août).

Pour la deuxième année consécutive, le parc prolonge sa saison jusqu’au 4 novembre, notamment avec l’épouvantable mer de sable pour Halloween (mais nous devrions plutôt parler du Dia de los muertos !).

Vous l’aurez compris, nous avons passé un très bon moment et nous y retournerons l’année prochaine !

L’expo Lego à l’aquarium de Paris

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Il y a quelques semaines, les filles et moi avons été conviées à l’inauguration de l’exposition Lego à l’aquarium de Paris.

Jusqu’au 6 mai 2018, il est possible de découvrir des fonds marins français et de participer à la résolution d’une énigme. Cette partie de la visite a particulièrement plu à ma grande qui s’est vraiment prise au jeu (je n’avais même pas le droit de lui dire si j’avais trouvé un indice avant elle). Les enfants doivent trouver les indices dans des vitrines Lego disposées à différents endroits. Chaque vitrine, qui représente une scène unique créée pour l’occasion, a nécessité plus de 8 heures de réalisation et pour l’anecdote, il a fallu assembler 1 700 briques pour celle de la grotte sous-marine ! Elles sont assez incroyables, surtout quand on connait ma patience pour jouer aux Lego…

Baby O quant à elle a apprécié s’approcher de l’aquarium « ouvert » (le bassin des cartes Koï) mais je vous avouerais que nous n’y sommes pas restées longtemps. Je connais ma deuxième et j’ai préféré éviter le désastre.

Nous avons passé un agréable moment et ce fut l’occasion de saluer la Tour Eiffel !

Ma charge mentale, à moi

La semaine dernière, j’ai découvert entre deux sessions de rangement / aspirateur du mercredi la nouvelle (ou pas) émission de Daphné Burki. Il y était question de la charge mentale essentiellement vécue par les femmes et une chroniqueuse a posé cette question :

« est-ce que certaines femmes ne s’imposent pas cette charge mentale ?  »

Rangez les tomates, les pierres et les cailloux. Je ne vais parler que de mon expérience, puisqu’il s’agit de mon blog et que je ne sais pas ce qu’il se passe quand vous fermez vos portes.

Pour ma part, les tâches sont réparties dans la maison. Mon mari cuisine, repasse, range, étend / décroche le linge. Ca ne veut pas dire que je suis Angela Bower : ça veut juste dire qu’on se file un coup de main pour que les choses se fassent.

Mais pendant un moment, je me suis enfermée dans le « je veux tout faire ». La Bree Van de Kamp avait pris le dessus, il fallait que je contrôle tout, que je me lance à corps perdu (et à en perdre la tête) dans l’intendance, la gestion de l’administratif, la logistique avec les gosses. Dans quel espoir ? Décrocher la timbale de la nana qui peut tout faire ?

J’ai commencé à lâcher prise après avoir entendu mon mec dire à plusieurs reprises : « mais pourquoi tu ne me demandes pas de le faire ? »

Les raisons n’étaient finalement pas si nombreuses mais évidentes : parce qu’en le faisant moi-même, c’est fait à ma façon et ça va plus vite. Mais il m’a fallu reconnaître que parfois, ce n’était pas bien fait. Donc ça m’énervait. Donc je gonflait tout le monde et moi la première.

Alors pour en revenir à cette émission, j’avais envie de répondre OUI à la chroniqueuse : certaines femmes, moi par exemple, s’imposent cette charge. Car la société nous impose implicitement qu’il faut être tout le temps au taquet pour les enfants, au bureau, avec autrui. On est des femmes, on sait faire ça. On sait énumérer une liste de courses tandis qu’on écoute la poésie à apprendre pour demain. On sait penser au goûter d’anniversaire de l’école pendant qu’on remplit des tableaux xcel au travail. Alors on devrait savoir prendre son téléphone pour envoyer un « j’ai besoin que achètes les paquets de bonbons / le pain / les couches ».

On devrait pouvoir demander de l’aide sans se sentir faible.

Au contraire, reconnaître ses limites est une grand force, non ?

 

La transmission

L’autre soir, tandis que je caressais les jolis petits pieds de mon bébé (qui n’en est presque plus un), elle m’a attrapé le doigt, l’a dirigé vers sont gros orteils en disant « beuuuuu ». Elle voulait que  je lui fasse le jeu « le boeuf, la vache, celui qui les  détache… » Vous le connaissez ?

Quand j’étais petite, j’adorais qu’on me le fasse, c’était un moment privilégié avec quelqu’un de ma famille qui malheureusement aujourd’hui ne s’en souvient plus. Qui ne sait sûrement même pas qui je suis quand on se voit. Qui a oublié les moments où j’apprenais à coudre et à tricoter à ses côtés.

Pourquoi je vous parle de ça aujourd’hui ? Parce que même si me souvenir de ces moments effacés de sa mémoire me crève le coeur, je me réjouis d’avoir réussi à transmettre ce petit rituel à mon enfant.

C’est ça, finalement mourir : c’est l’oubli. Tandis que la transmission des souvenirs, ça permet de continuer à vivre dans nos coeurs.

Et je conclurai par cette réflexion de ma grande lorsque nous sommes passées devant un cimetière : « tu sais Maman, ce n’est pas obligé d’aller voir les gens morts ici. Tant qu’ils sont dans nos coeurs et qu’on ne les oublie pas, c’est comme s’ils étaient encore là ».

 

Les jolies choses #1

Sur une idée de Serena, les jolies choses de la semaine afin de chasser le blues du dimanche soir :

*apprendre qu’il y aura 20% supplémentaires sur TOUT la dernière semaine des soldes alors que j’allais craquer pour une paire de boots et passer en caisse #patience

*assister au concert de Florent Pagny. Ce n’est pas spécialement pour l’artiste, mais parce que c’est le cadeau de Noel que j’ai offert à ma maman et là voir ravie m’a mis du baume au cœur.

*revoir les copines blogueuses lors d’une jolie après midi chez Disney

*déjeuner au restau en tête à tête avec l’amoureux

*faire du sport

*recevoir un agréable message au sujet de mon roman

*cuisiner un osso bucco jugé « mortel » par mon Top Chef personnel

*manger des crêpes

*observer les kids faire les folles dans le bain et transformer la salle de bain en pataugeoire

Et vous, quels sont vos petits bonheurs de la semaine ?